Huiles essentielles : huile végétale, gel ou crème, quel support choisir pour favoriser leur action cutanée ?

Introduction

En aromathérapie, le choix des huiles essentielles repose sur leurs constituants et leurs propriétés biologiques. Mais le support dans lequel elles sont incorporées peut lui aussi influencer leur action.

Une même huile essentielle, à concentration identique, ne pénètre pas nécessairement de la même manière lorsqu'elle est diluée dans une huile végétale, incorporée dans un gel ou formulée dans une crème.

Les recherches de Krzysztof Cal (2006) l'ont notamment montré : selon la molécule étudiée, un véhicule huileux, un hydrogel ou une émulsion peut favoriser différemment sa pénétration ou sa rétention dans la peau.

Comment expliquer ces différences ? Et surtout, comment choisir un support adapté à l'objectif recherché, sans confondre pénétration cutanée et efficacité thérapeutique ?

 

Avant de comparer les différents supports, il est utile de comprendre comment les molécules aromatiques pénètrent dans la peau et dans quelles conditions elles peuvent atteindre la circulation sanguine. Ce mécanisme est détaillé dans l’article : Une huile essentielle appliquée sur la peau peut-elle réellement atteindre la circulation sanguine ?

1) Le support influence-t-il réellement la pénétration des huiles essentielles ?

Pour agir dans la peau, une molécule aromatique doit d'abord quitter la préparation qui la contient, puis franchir la couche cornée, principale barrière cutanée.

Or, une molécule très soluble dans son support n'est pas nécessairement celle qui le quitte le plus facilement. Son transfert dépend de ses affinités respectives pour le véhicule et pour les lipides cutanés.

Du véhicule à la peau
Une partie des molécules aromatiques reste dans le support, tandis qu'une autre peut rejoindre la couche cornée et diffuser vers les tissus cutanés. Leur transfert dépend des propriétés de la molécule et de sa formulation.

 

C'est notamment ce que traduit la notion d'activité thermodynamique : à concentration égale, deux formulations peuvent donner à une même molécule une tendance différente à migrer vers la peau.

Le support influence également l'étalement, l'évaporation, l'hydratation cutanée et la durée de contact.

 

Ainsi, une huile végétale rapidement absorbée au toucher n'est pas automatiquement un meilleur véhicule pour les constituants aromatiques. La sensation de pénétration et la quantité de molécules réellement délivrée à la peau sont deux choses différentes.

L'objectif n'est donc pas de choisir systématiquement le support qui fait pénétrer le plus de molécules, mais celui qui permet une délivrance adaptée au site d'action recherché, avec une bonne tolérance cutanée.

2) Huile végétale, gel ou crème : quelles différences ?

Ces trois supports n’organisent pas les molécules aromatiques de la même manière. Leur structure influence la solubilité des constituants, leur libération et, au final, leur contact avec la peau.

Structure des trois supports
L’huile végétale correspond à une phase huileuse continue, l’hydrogel à un réseau aqueux gélifié, et la crème à une émulsion comportant plusieurs phases. Cette organisation influence la façon dont les molécules aromatiques sont réparties et libérées.

 

Support Caractéristiques Intérêt et limites
Huile végétale Milieu lipidique, généralement favorable à la dissolution des molécules aromatiques lipophiles. Adaptée au massage et aux applications étendues. Mais une forte affinité entre une molécule et l'huile peut limiter son transfert vers la peau.
Hydrogel Milieu principalement aqueux, structuré par un gélifiant. Application localisée, sensation peu grasse. Certaines molécules peuvent y être plus disponibles pour la peau, à condition d'être correctement solubilisées ou dispersées.
Crème Émulsion associant une phase aqueuse et une phase grasse. Permet de combiner hydratation, confort et incorporation de constituants lipophiles. La pénétration dépend notamment de la composition et de l'organisation de l'émulsion.

 

Il faut toutefois distinguer un hydrogel aqueux d'un oléogel, qui contient une phase huileuse gélifiée. De même, les crèmes huile-dans-eau et eau-dans-huile n'ont pas nécessairement les mêmes propriétés.

Un gel n'est donc pas automatiquement plus pénétrant qu'une huile, ni une crème plus performante qu'un gel. Tout dépend de la molécule considérée et de sa formulation.

3) Les recherches de Krzysztof Cal : le véhicule peut changer la pénétration d'une molécule

En 2006, le chercheur Krzysztof Cal a publié plusieurs travaux consacrés à la pénétration cutanée des terpènes.

L’une de ses études comparait la pénétration de cinq constituants aromatiques appliqués soit sous forme d’huiles essentielles pures, soit incorporés à 0,75 % dans trois supports : une solution huileuse, un hydrogel et une émulsion (crème).

Les résultats sont particulièrement instructifs.

Molécule étudiée Résultat expérimental Ce que cela nous apprend
Terpinène-4-ol Environ 90 µg/cm² retrouvés dans la peau avec une solution huileuse, contre 60 µg/cm² avec une émulsion. Dans ces conditions, le support huileux le favorisait davantage que l’émulsion.
Linalol Environ 50 à 60 µg/cm² avec la solution huileuse et l’émulsion. Une modification du support ne produit pas nécessairement une différence importante.
Citronellol Environ 25 µg/cm² dans les couches cutanées avec un hydrogel ; aucune pénétration détectée dans la peau vivante avec la solution huileuse.
Dans les conditions expérimentales étudiées, le citronellol s'est également distingué par sa capacité à traverser la membrane cutanée, alors que les autres constituants présentaient principalement une accumulation dans ses différentes couches
Un hydrogel peut se révéler plus favorable qu'un support huileux pour une molécule donnée.
α-pinène Pénétration non détectée avec la solution huileuse ; environ 5 µg/cm² retrouvés dans la peau vivante avec l'hydrogel. Le choix du support peut conditionner la présence mesurable d'une molécule dans les tissus vivants.
Acétate de linalyle Pas de pénétration détectée dans la peau vivante avec les véhicules étudiés ; rétention superficielle plus importante avec la solution huileuse. Une molécule peut rester dans la couche cornée sans atteindre les tissus plus profonds.

Ces valeurs proviennent d'expériences in vitro sur peau humaine. Elles caractérisent les préparations étudiées et ne peuvent pas être généralisées à tous les gels, huiles ou crèmes.

Le chercheur a également constaté que les quantités de terpènes accumulées dans la peau étaient nettement plus élevées après application d'huiles essentielles pures qu'avec les préparations contenant 0,75 % d'huile essentielle. Cette différence reflète notamment les quantités très différentes de constituants appliquées ; elle ne permet pas de conclure que la dilution réduit systématiquement leur proportion de pénétration. Elle rappelle néanmoins l'importance de maîtriser la dose déposée sur la peau.

Une autre étude de Cal, publiée la même année, a comparé les trois supports pour le linalol et le terpinène-4-ol. L’hydrogel a conduit à la plus forte absorption cutanée, devant la solution huileuse, puis l’émulsion. Après 4 heures, la peau contenait environ 385 µg/cm² de linalol et 705 µg/cm² de terpinène-4-ol avec l’hydrogel. Les molécules y étaient aussi éliminées plus lentement.

Ces recherches montrent qu'il faut raisonner par association molécule–véhicule, et non rechercher un support universellement « pénétrant ».

Elles soulignent également une distinction essentielle : favoriser la rétention d'une molécule dans la peau n'est pas forcément la même chose que favoriser sa traversée complète.

Rétention cutanée ou traversée de la peau
Selon leurs propriétés et leur formulation, certaines molécules restent principalement dans la couche cornée, d'autres atteignent les tissus cutanés vivants, tandis qu'une fraction peut traverser entièrement la peau. Ces comportements ne sont pas équivalents et doivent être distingués dans l'interprétation des études de pénétration.

Des recherches poursuivies jusqu'à aujourd'hui

Les travaux de Cal ne sont pas restés isolés. Des études plus récentes ont confirmé l'influence du véhicule sur la pénétration des molécules aromatiques. En 2021, Makuch et ses collaborateurs ont ainsi montré, avec l'eugénol et l'un de ses dérivés, que les gels pouvaient favoriser leur traversée cutanée, tandis que certaines crèmes permettaient une rétention plus importante dans la peau.

Les recherches actuelles explorent également les nanoémulsions et les nanoémulgels, capables de modifier la libération et la distribution des constituants aromatiques. Une revue systématique publiée en 2026, réunissant 22 études, rapporte des résultats encourageants, tout en soulignant la diversité des formulations et les limites méthodologiques des travaux disponibles.

Ces recherches prolongent donc la conclusion de Cal : la performance cutanée dépend du couple molécule–formulation, et non du seul choix entre une huile, un gel ou une crème.

4) Quel support envisager selon les molécules aromatiques ?

Ces différences de pénétration et de rétention dépendent à la fois du support utilisé et des propriétés physicochimiques des molécules aromatiques : lipophilie, volatilité et affinité pour le véhicule. Ces caractéristiques permettent d'orienter le choix d'une formulation, sans suffire à prédire le meilleur support.

Molécules ou familles Caractéristiques principales Ce qu'il faut considérer dans le choix du support
Alcools monoterpéniques : linalol, terpinène-4-ol, citronellol, géraniol Molécules relativement petites, de lipophilie modérée à élevée selon leur structure. Le partage entre support et peau est déterminant. Dans les études de Cal, l’hydrogel a souvent favorisé la pénétration des alcools étudiés; la solution huileuse s’est parfois montrée plus favorable que l’émulsion.
Monoterpènes hydrocarbonés :
α-pinène, limonène
Molécules lipophiles et souvent très volatiles. La dissolution dans une huile ne garantit pas leur pénétration. L'évaporation, la libération du véhicule et la stabilité doivent être prises en compte.
Esters monoterpéniques : acétate de linalyle Généralement lipophiles, avec un comportement distinct de celui des alcools correspondants. Une rétention dans la couche cornée est possible sans diffusion mesurable vers la peau vivante. Les résultats obtenus avec le linalol ne doivent pas être transposés à son ester.
Oxydes monoterpéniques :
1,8-cinéole
Lipophilie intermédiaire et capacité à modifier la pénétration de certaines substances dans des formulations expérimentales. La formulation peut influencer sa propre disponibilité et ses interactions avec d'autres constituants ; aucun véhicule optimal universel n'est établi.
Sesquiterpènes hydrocarbonés  :
 β-caryophyllène
Masse moléculaire de 204,36 g/mol et forte lipophilie (log P d'environ 4 à 6). Affinité importante pour les milieux lipidiques. Sa forte lipophilie favorise sa répartition dans les phases grasses, aussi bien dans le véhicule que dans la couche cornée. Sa libération vers la peau et sa diffusion vers les tissus vivants dépendent de la formulation et ne peuvent être prédites sans données expérimentales spécifiques.
Sesquiterpénols : nérolidol Forte lipophilie ; certaines molécules sont étudiées comme promoteurs de pénétration. Leur présence peut modifier le comportement d'une formulation, mais ne garantit pas une meilleure délivrance de tous les autres constituants.
Phénols aromatiques : thymol, carvacrol Activité biologique marquée, avec un potentiel irritant dépendant de la dose et des conditions d'emploi. La priorité est la tolérance cutanée et la maîtrise de l'exposition, plutôt que la recherche d'une pénétration maximale.

Ces différences de comportement s'expliquent en partie par la structure chimique des constituants aromatiques. Pour mieux comprendre les principales familles moléculaires des huiles essentielles, consultez l’article : Les familles biochimiques des huiles essentielles : les bases pour comprendre.

Ce tableau met en évidence un point important : le meilleur véhicule ne peut pas être déduit de la seule famille biochimique.

Ainsi, deux alcools monoterpéniques comme le linalol et le citronellol peuvent réagir différemment à une même formulation. Et une huile essentielle contenant plusieurs familles moléculaires ne possède pas nécessairement un support idéal pour l'ensemble de ses constituants.

Et parmi les huiles végétales ?

Le choix d'une huile végétale peut être guidé par sa composition, sa stabilité, sa tolérance et son comportement lors du massage.

Huile végétale ou macérat Caractéristiques utiles Choix galénique possible
Jojoba Cire liquide, principalement constituée d'esters cireux ; bonne stabilité oxydative. Intéressant pour les préparations nécessitant stabilité et confort cutané.
Macadamia Riche en acides gras mono-insaturés, notamment oléique et palmitoléique. Support émollient adapté au massage, sans supériorité de pénétration démontrée pour une famille d'HE.
Noyau d'abricot Riche en acides oléique et linoléique ; texture généralement souple. Véhicule intéressant pour l'étalement et les massages.
Nigelle Huile riche en acides gras, contenant également des constituants minoritaires bioactifs, notamment de la thymoquinone, en teneur variable. Peut apporter des propriétés propres au support ; la tolérance individuelle doit être prise en compte.
Arnica et millepertuis Macérats huileux dont la composition dépend de la plante et de l'huile utilisée pour la macération. Leur choix relève aussi des caractéristiques du macérat et de ses précautions particulières, pas seulement du transport des HE.
  • Millepertuis : par précaution, éviter l'exposition solaire des zones traitées, notamment lorsque la composition du macérat est mal caractérisée.
  • Arnica : risque d’allergie de contact, et à ne pas appliquer sur une peau lésée.

Cette comparaison ne constitue pas un classement des huiles végétales selon leur capacité à faire pénétrer les molécules aromatiques. Aucune donnée ne permet d'affirmer, par exemple, que le macadamia délivre systématiquement mieux le β-caryophyllène que le jojoba.

Une étude menée chez des volontaires a comparé l’application répétée, deux fois par jour pendant quatre semaines, d’huile d’olive et d’huile de tournesol sur l’avant-bras.
L’huile d’olive, très riche en acide oléique, a altéré l’intégrité de la couche cornée et provoqué une légère rougeur ; l’huile de tournesol, riche en acide linoléique, a préservé la barrière et amélioré l’hydratation (Danby et al., 2013).

Il faut également distinguer les acides gras libres des acides gras incorporés dans les triglycérides : les propriétés de l'acide oléique libre, parfois utilisé comme promoteur de pénétration, ne peuvent pas être automatiquement attribuées à toutes les huiles végétales qui en sont riches.

5) Quel support privilégier en pratique ?

Le choix d'un support dépend de deux critères : l'objectif de l'application et les propriétés des molécules aromatiques. Les résultats expérimentaux permettent parfois d'orienter ce choix, mais aucun véhicule ne convient systématiquement à toutes les huiles essentielles.

Choisir le support selon l'objectif

L'huile végétale facilite les massages étendus, l'hydrogel convient aux applications localisées lorsqu'il est correctement formulé, tandis que la crème privilégie l'hydratation et le confort cutané. Ces choix pratiques ne préjugent pas de la pénétration des différentes molécules aromatiques.

 

Objectif de l'application Support à privilégier en première intention Pourquoi ?
Massage musculaire ou articulaire étendu Huile végétale bien tolérée, choisie selon le type de peau (ou macérat adapté) Facilite l’étalement, le massage prolongé et le confort cutané. Aucune huile végétale n’a démontré de supériorité par rapport aux autres pour la pénétration des huiles essentielles.
Application localisée, sans massage prolongé Hydrogel correctement formulé Application précise et non grasse. Certaines molécules étudiées par Cal ont présenté une meilleure pénétration avec ce type de véhicule.
Peau sèche, applications répétées Crème émolliente Associe hydratation, confort et protection de la barrière cutanée.
Peau grasse à tendance acnéique Gel non gras adapté Texture adaptée à une application localisée ; des gels au tea tree ont été évalués cliniquement.
Action sensorielle locale, notamment avec le menthol Gel ou autre préparation adaptée à une application ciblée Permet un contact localisé avec la peau, sans supériorité démontrée du gel pour le menthol.
Peau sensible ou barrière cutanée fragilisée Crème protectrice adaptée, éventuellement sans HE La priorité est de préserver la barrière et de limiter les risques d'irritation.

Tenir compte des molécules aromatiques

Ce premier choix doit ensuite être affiné selon la composition des huiles essentielles.

Les travaux de Cal (2006) ont montré qu'un hydrogel pouvait favoriser la pénétration de certains terpènes, notamment le linalol, le terpinène-4-ol ou le citronellol, dans les formulations étudiées. À l'inverse, l'acétate de linalyle présentait une rétention plus importante dans les couches superficielles de la peau avec une solution huileuse.

Pour des molécules très lipophiles comme le β-caryophyllène, les données comparatives entre véhicules restent insuffisantes pour recommander une huile végétale, un gel ou une crème plutôt qu'un autre.

Ces différences confirment qu'un support adapté à l'usage n'est pas nécessairement celui qui délivre le plus efficacement tous les constituants d'une huile essentielle.
 

Les limites à connaître

Une huile végétale facilite le massage, mais ne garantit pas que les molécules atteignent un muscle ou une articulation profonde.

De même, un hydrogel n'est intéressant que si les huiles essentielles y sont correctement solubilisées ou dispersées. L'ajout de quelques gouttes d'HE dans un gel aqueux ne suffit pas à garantir une préparation homogène.

Une crème doit, quant à elle, assurer la stabilité de son émulsion. Comme les hydrogels aqueux, elle nécessite également une conservation microbiologique adaptée.

Les essais cliniques montrent par ailleurs que l'huile végétale n'est pas le seul véhicule possible : un gel à 5 % d'huile essentielle de tea tree a été étudié dans l'acné (Bassett et al., 1990), tandis qu'une solution alcoolique de menthe poivrée a été évaluée dans les céphalées de tension (Göbel et al., 1996).

Ces résultats ne démontrent pas la supériorité générale du gel ou de l'alcool sur les huiles végétales. Ils montrent surtout l'intérêt d'adapter la formulation à l'objectif recherché.

Enfin, la concentration, la quantité appliquée, la surface traitée, la fréquence et l'état de la peau doivent toujours être pris en compte. Favoriser la pénétration ne doit jamais se faire au détriment de la tolérance cutanée.

Une meilleure pénétration cutanée ne garantit pas nécessairement une meilleure efficacité thérapeutique. Pour comprendre comment distinguer les propriétés biologiques des molécules des bénéfices réellement démontrés chez l'être humain, consultez l’article : Huiles essentielles : entre mécanismes démontrés et efficacité clinique.

Conclusion

Le choix entre une huile végétale, un gel ou une crème ne relève pas seulement du confort d'application : il peut modifier la quantité de molécules aromatiques qui pénètre dans la peau et leur répartition dans les tissus.

Les travaux de Cal montrent toutefois qu'aucun support n'est universellement supérieur. Une formulation favorable au linalol ne l'est pas nécessairement au citronellol ou à l'acétate de linalyle.

Pour l'aromathérapeute, l'enjeu consiste donc à associer les propriétés des molécules, les caractéristiques du véhicule et l'objectif recherché, sans confondre meilleure pénétration et meilleure efficacité thérapeutique.

© Guy Berlin - Aromatologue

Références scientifiques principales

  • Cal K. (2006). Skin Penetration of Terpenes from Essential Oils and Topical Vehicles. Planta Medica, 72(4), 311–316. https://doi.org/10.1055/s-2005-916230
  • Cal K. (2006). How does the type of vehicle influence the in vitro skin absorption and elimination kinetics of terpenes? Archives of Dermatological Research, 297(7), 311–315. https://doi.org/10.1007/s00403-005-0622-4
  • Cal K., Krzyżaniak M. (2006). Stratum corneum absorption and retention of linalool and terpinen-4-ol applied as gel or oily solution in humans. Journal of Dermatological Science.
  • Danby S.G. et al. (2013). Effect of Olive and Sunflower Seed Oil on the Adult Skin Barrier: Implications for Neonatal Skin Care. Pediatric Dermatology, 30(1), 42–50.
  • Bassett I.B. et al. (1990). A comparative study of tea-tree oil versus benzoylperoxide in the treatment of acne. Medical Journal of Australia, 153(8), 455–458.
  • Göbel H., Fresenius J., Heinze A., Dworschak M., Soyka D. (1996). Effektivität von Oleum menthae piperitae und von Paracetamol in der Therapie des Kopfschmerzes vom Spannungstyp. Der Nervenarzt, 67(8), 672–681.
  •  Makuch et al. (2021), Frontiers in Pharmacology. https://doi.org/10.3389/fphar.2021.658381?utm

  • Nanoemulsions for Skin Delivery of Essential Oils: A Systematic Review (2026), Phytotherapy Research. https://doi.org/10.1002/ptr.70184?utm


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